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Les actions de Wittenheim

Notre ville affiche fièrement ses 3 Libellules.

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Invités par la Région Alsace et l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse, nombreux ont été les représentants des communes alsaciennes s’étant déplacés à Holtzheim le 24 Octobre 2014 pour connaître le verdict de l’audit mené par Certipag mandaté par la Région qui s’est déroulé au cours de l’été 2014.

 Notre commune s’était vu attribuer le label 2 Libellules en 2013 et a poursuivi ses efforts visant à réduire encore davantage l’usage des produits phytosanitaires (pesticides tels que les insecticides, herbicides, fongicides...) pour préserver la qualité de l’eau.

 Les efforts, des élus et agents des espaces verts, ont été reconnus et nous avons été récompensés par l’obtention de cette belle distinction des 3 Libellules indiquant que les produits phytosanitaires ne sont plus utilisés et ne le seront plus dans les 3 années à venir.

 La cérémonie a permis la remise de 26 labels de niveau 1, 91 labels de niveau 2 et 99 de niveau 3, soit un total de 216 communes alsaciennes dont 67 nouvelles collectivités ou gestionnaires d’espaces. Elle a également été l’occasion du lancement officiel du club «Commune Nature», afin que les récipiendaires de niveau 3 puissent échanger sur les bonnes pratiques à mettre en œuvre. Wittenheim est désormais membre de ce club.

 La gestion des espaces verts urbains, terrains de sport, cimetières et voiries sans produit phytosanitaire nécessite une réelle prise de conscience de l’impact des traitements chimiques pour la reconquête de l’eau et une volonté affirmée d’y remédier. Cette volonté nécessite l’appropriation active de la démarche par les agents communaux et les élus. La santé de tous et, en particulier de celles des agents, est un autre enjeu de taille à considérer car ils sont les premiers concernés lors de l’application de ces pesticides.

 Mais chaque citoyen doit se sentir concerné au même titre lorsqu’il utilise le désherbage chimique dans son jardin. Le développement de techniques alternatives est à rechercher que ce soit à l’échelle de la commune ou de celle des particuliers. Une nouvelle conception de l’aménagement urbain est à découvrir pour réduire l’entretien de nos espaces verts. La gestion différenciée doit être mise en œuvre : toutes les zones n’ont pas besoin d’un soin aussi attentif. Quelques herbes folles ne devraient plus gêner notre regard…

Revue de presse :

  • Article DNA 24 juillet 2017 par Myriam Ait-Sidhoum : les herbes folles ne sont pas sales

Non, les agents communaux ne sont pas soudain devenus flemmards. Une loi en vigueur depuis le 1er janvier 2017, anticipée par beaucoup, oblige les collectivités à gérer les espaces verts sans pesticides - et sans augmentation des effectifs.
Il faut s’y habituer, la végétation dite « spontanée » a désormais droit de cité en milieu urbain.

Ca ne peut pas être nickel chrome, on n’est pas au parc de l’Orangerie à Strasbourg. » Claude Sch-mitt est maire de Dimbsthal. commune de près de 300 habi-tants, du côté de Marmoutier, dans le nord du Bas-Rhin, qui a pris le chemin il y a maintenant deux ans du zéro pestici-de sans pour autant adhérer à une char-te, précise l’élu.
Il force un peu le trait en suggérant qu’une armée de jardiniers met en ordre l’Orangerie. À Strasbourg non plus, pionnière en la matière, les effectifs n’ont pas augmenté depuis 2008 et, s’il n’y paraît pas, les parcs de la ville sont bel et bien gérés autrement.
Claude Schmitt soulève néanmoins un point crucial : le « zéro phyto », c’est davantage de boulot. Les particuliers qui y sont déjà passés saisissent bien la différence. Et avec deux ouvriers com-munaux qui n’occupent pas un temps plein, le désherbage ne peut pas être « nickel chrome » à Dimbsthal. Ailleurs non plus.

« En Allemagne, quand il y a quelques mauvaises herbes entre les pavés, ça ne choque pas trop. Ici, les avis sont parta-gés », observe encore Claude Schmitt. S’il n’est pas « écolo », il lui paraît né-cessaire de « faire des efforts ».
À Riquewihr, sur la route des vins, les pesticides ne sont plus utilisés que dans le cimetière. Et deux libellules du label « Commune nature » couronnent de-puis ce printemps les efforts en ce sens. Là non plus, ça ne va pas sans discus-sions. « Il faut faire comprendre que les choses vont être différentes, qu’il va y avoir de l’herbe à certains endroits, de la mousse entre les pavés », note Alain Eltzer, responsable technique de la com-mune haut-rhinoise. Beaucoup de re-tours sont positifs. Et puis il y a les récalcitrants, ceux qui trouvent que c’est sale quand c’est vert. »

Le désherbage à la main, ça prend du temps. Soutenue par l’Agence de l’eau et le Conseil régional, Riquewihr s’est équipée de machines pour aller plus vite.
Un soin particulier est apporté à la grand-rue, vitrine de ce charmant villa-ge de carte postale. Accompagné de la Fredon - lire ci-dessous-, le service tech-nique va mettre en œuvre ce qu’on ap-pelle la « gestion différenciée », c’est-à-dire une organisation différente.
Des techniques alternatives
ont fleuri
À Wittisheim, dans le Grand Ried bas-rhinois, ce sont carrément trois libellu-les qui sont venues se poser en entrée de bourgade, dès la première année. Le maire Christophe Knobloch a amorcé le mouvement à son élection en 2014. L’impulsion des élus est un préalable indispensable. « Le conseil était favora-ble. Après, il faut travailler pour que le village ressemble à quelque chose, le balayage avec les brosses mécaniques, le désherbage thermique… On a été sui-vis par les employés communaux. » Comme ailleurs, les massifs fleuris ont été repris, avec des plantes vivaces et des graminées plutôt que des annuel-les ; des copeaux au sol, par endroits, permettent de limiter l’apparition des mauvaises herbes.


Préserver la santé de tous
Pour Christophe Knobloch, il y a au moins trois bonnes raisons d’en passer par là : préserver la ressource en eau, favoriser le développement durable et, plus important encore, préserver la santé, à commencer par celle des employés communaux en charge des espaces verts.
par le ministère de la Transition écologique et solidaire, on à plusieurs, on est plus fort. Les six premières communes ont amorcé leur conversion enIci, metière.

Quand des particuliers utilisent du désherbant sur la voirie
Pour les collectivités, la loi est entrée en vigueur ce 1er janvier, rappelle Sylvie Spoerry, directrice de la Fredon. Pour les particuliers, ce sera en 2019, l’interdic-tion d’acheter tout au moins.
Il arrive que des riverains sortent encore avec leurs désherbants chimiques, qu’ils utilisent sur le pas de leur porte, donc sur la voirie. « Ce n’est pas parce qu’une commune est vertueuse que les habitants le sont », note Sylvie Spoerry. Mais plutôt que sévir, même si ça doit prendre du temps, elle mise sur l’infor-mation, qui ne peut que convaincre,

  • Article DNA 25 Octobre 2014 par Simone Wehrung : Nuée de libellules

En Alsace, 216 collectivités ou gestionnaires d’espaces sont engagés dans la démarche Zéro pesticide. 99 les ont déjà complètement supprimés.

La cérémonie de remise des Libellules, ces panneaux à apposer à l’entrée des agglomérations respectueuses de la qualité des eaux souterraines, permet chaque année de faire le point sur le niveau d’engagement des collectivités alsaciennes dans l’entretien de leurs espaces publics avec peu voire pas du tout de pesticides. 

La Région Alsace et l’agence de l’eau Rhin-Meuse, à l’origine de la démarche « commune nature » pour encourager et valoriser la réduction puis la suppression de l’usage des produits phytosanitaires, ont ainsi honoré hier à Holtzheim 67 nouvelles collectivités pour leur adhésion à une logique de préservation de la qualité de l’eau. « En trois ans seulement, s’est félicité Bruno Pellerin, directeur territorial de l’agence de l’eau, le nombre de communes distinguées a été multiplié par trois et le nombre ayant atteint le stade zéro pesticide par dix ». Cette année, 13 nouvelles communes ont décroché leur première libellule en signant la charte régionale d’entretien des espaces communaux en Alsace, 23 ont accédé au niveau 2 en réduisant de plus de deux tiers le recours aux pesticides avec l’aide technique de la FREDON et 31 ont pu rajouter une troisième libellule sur leur panneau *.

 Au total, 216 collectivités ou gestionnaires d’espaces (port autonome de Strasbourg et golf d’Ammerschwihr) sont engagés ; 99 ont banni les pesticides des espaces communaux.

 Convaincre les administrés

Pour encourageant que ce soit, c’est évidemment encore insuffisant au regard de l’enjeu de la qualité des eaux souterraines. Trop souvent, les communes hésitent par crainte des réactions de leurs administrés adeptes des espaces publics « propres et nets » où rien ne doit dépasser, surtout pas les « mauvaises » herbes. « La communication est le nerf de la guerre », ont confirmé les différents intervenants et l’étape qui suit logiquement la gestion différenciée des espaces publics est de continuer l’action de sensibilisation en direction des particuliers. D’abord pour qu’ils acceptent de voir du pissenlit ou du plantain poindre entre les pavés, ensuite pour que les jardiniers amateurs ne gâchent par les efforts de la collectivité en déversant des phytosanitaires sur leurs cultures.

 Et s’il fallait encore un argument supplémentaire pour inciter les communes à agir : la loi Labbé adoptée en janvier dernier va de toute façon interdire d’ici deux ans aux collectivités l’utilisation des phytosanitaires pour l’entretien de leurs espaces verts. Elles pourront compter sur le soutien des villes et villages à trois libellules, réunis hier après-midi au sein d’un club « Commune nature » destiné à valoriser leurs expériences et en faire profiter les autres collectivités.

 * La liste des communes engagées est consultable sur le site www.eau-rhin-meuse.fr

 


pdfFichier à télécharger : dépliant commune nature

Et moi, citoyen, que puis-je faire ?

Vous voulez nous aider dans notre démarche ? N’utilisez plus aucun pesticide dans vos jardins et optez pour le désherbage manuel !

Plus de gestes au quotidien : découvrez le petit livre vert pour la terre.

pdfFichier à télécharger : le petit livre vert pour la terre